Du 30 au 31 août 2022, acteurs du système éducatif et professionnels des médias se sont retrouvés à la médiathèque municipale de Ouagadougou. Ce fut à l’occasion d’un séminaire organisé par l’Agence de Conseil, de Service et de Formation pour le Développement de l’Afrique (ACSF-Afrique) sur la promotion de la paix. Durant 48h, étudiants leaders d’associations, enseignants, journalistes et parents d’élèves sont allés à l’école de l’éducation à la paix.

M. Roger Valia, administrateur général de ACSF-AFrique

Le contexte actuel africain et national commande beaucoup d’effort pour préserver et prévenir la paix. En effet, les conflits de divers ordres ne sont pas sans troubler la quiétude sociale tant recherchée par tous. Le cabinet ACSF-Afrique, en collaboration avec un institut américain (Institute of non-violence and social justice de l’université de San Francisco en Californie), a voulu jouer sa partition dans la construction de la paix à travers ce séminaire, premier du genre, pour renforcer les capacités des participants sur l’éducation à la paix. C’est « renforcer les capacités de ces acteurs qui est l’objectif visé par ce séminaire qui, je précise, est le début d’un processus que nous sommes en train de lancer et nous allons avoir des occasions de nous revoir et de voir ensemble comment nous allons marcher ensemble, comment construire la paix à travers cette réinvention de l’éducation », explique Monsieur Roger Valia, administrateur général de ACSF-Afrique.

Des participants au séminaire s’expriment

« En tant que journaliste d’abord, nous sommes des acteurs et des ‘victimes’ de cette situation si on peut le dire. En tant que personnes habilitées à donner l’information, je dirai que tous les rudiments qu’on peut avoir ici peuvent nous aider dans le traitement de l’information, dans la recherche de la paix », a indiqué Yvette Nadège Mossé, journaliste à Burkina info.

Yvette Nadège Mossé

Sawadogo Abdoulaye, parent d’élève

« Il nous fallait ce séminaire. Comme j’ai eu à le dire à l’ouverture, si possible, il faut l’élargir aux niveaux des établissements avec les élèves et le corps enseignant, l’administration, pour que chacun de nous comprenne la portée de la paix. » Sawadogo Abdoulaye, représentant de l’Association des parents d’élèves (APE) de la région du Centre.

Jean-Marc Gouba

« C’est un séminaire qui est vraiment le bienvenu dans une situation nationale que nous connaissons tous. On passe le temps à parler, à écrire et à discuter, mais on n’agit pas concrètement pour la paix et on a vu qu’il faut agir et en matière d’action, le formateur est venu sur ces aspects qui peuvent aider les gens à aller concrètement vers l’acquisition de cette paix. » Jean-Marc Gouba, Conseiller d’orientation scolaire et professionnelle.

Un formateur satisfait

Le Père Barwendé Médard Sané, représentant de l’institut partenaire, a animé ce séminaire. Pour ce formateur sur les questions de paix, de conflits et les dimensions de paix de manière générale, « A l’heure actuelle, tous ceux qui aiment le pays le Burkina Faso, doit se poser la question à savoir qu’est-ce-que je fais en ce moment pour contribuer à la paix dans ce pays ». Il estime que, sur le plan de la participation, il y a matière à se réjouir. « Je dirai que ma satisfaction vient de ce qu’ils ont emmagasiné comme connaissances, acquis et valeurs. Egalement je constate que je ne travaille pas sur un terrain qui est vierge. Je travaille sur un terrain où des personnes ont déjà des notions liées à la paix, à la non-violence active et la résolution des conflits de manière générale », a-t-il relevé.

Père Barwendé Médard Sané

On retiendra que ce cadre d’échanges et de formation a permis de situer la responsabilité de chacun des acteurs dans la défense de la cause de la paix avant, pendant et après les situations de conflits communautaires.

Davy SOMA