Les candidats du premier jour des concours ont répondu présents


Après les concours professionnels de la fonction publique qui se sont déroulés du 30 août au 18 septembre 2022, place aux concours directs qui ont débuté ce 22 septembre dans les différents centres de composition du pays. De nombreux changements ont été constatés depuis la phase d’inscription en ligne jusqu’au déroulement en cours. Ce que l’on peut dire, c’est qu’avant d’aborder les épreuves, les candidats font l’épreuve des multiples difficultés conduisant parfois à des abandons.

Ce 22 septembre, les candidats rallient les centres de composition pour aborder les premières épreuves des concours directs 2022.  En arrivant ce premier jour dans la matinée, au centre de composition écoles Gounghin Nord A, B, et C, composé de plusieurs jurys ou au Lycée Marien N’Gouabi à Ouagadougou, nous avons été accueilli par des sollicitations et des plaintes que l’on entendait.

Par-ci « Monsieur s’il vous plait, vous connaissez le lycée Riemvougré ? Aidez-moi s’il vous plait à retrouver mon centre de composition, … », par-là des plaintes du genre « mon nom ne figure pas sur la liste d’appel ; les références de ma carte d’identité ne correspondent pas à celles sur la liste » ; ce sont autant d’erreurs préjudiciables aux candidats que nous tentons de comprendre.

Candidats au concours de Gardes de sécurité pénitentiaire (GSP-garçons) lors de l’appel au lycée Marien N’Gouabi

Des erreurs qui poussent même à l’abandon

Selon les propos d’une des candidates rencontrée à l’école Gounghin Nord A,  c’est le retard observé au niveau de la répartition des candidats dans les différents centres de composition de la ville de Ouagadougou qui en est la cause. en effet, la répartition des candidats était disponible 48 heures avant le démarrage mais elle ne l’aurait reçue que la veille des compostions dans la soirée. N’ayant pas disposé de temps pour chercher son centre de composition, elle vient de se rendre compte qu’elle devrait composer dans une autre école se situant une vingtaine de kilomètres. Ne pouvant y arriver à temps, elle décida d’abandonner.

C’est ce scénario désespérant qu’il nous a été donné de voir dans les centres de composition visités. Ils sont nombreux qui ne se sont pas donné la peine d’essayer de rejoindre leur centre de composition. Par ailleurs, d’autres erreurs sont survenues lors des inscriptions sur la plateforme. Ainsi, certains voient leur chance s’envoler à cause de l’inexactitude de leurs références identitaires. Beaucoup triment, faisant la navette entre le secrétariat et les salles de composition ; certains font le pied de grue devant un secrétariat débordé par les cas d’irrégularité.

Attroupement au secrétariat du centre de composition Marien N’Gouabi pour des cas d’irrégularité

Pour des candidats stressés, la parole devient difficile

Le stress, c’est l’émotion qui se lisait le mieux sur les visages. Un stress qui empêche surement certains de s’exprimer à notre micro. Qu’à cela ne tienne, quelques-uns, moins stressés, nous font comprendre que cela est dû à l’innovation de cette année qui ne fait pas forcément le bonheur des candidats. En effet, les candidats composeront dans la matinée et dans l’après-midi, en moyenne 4 concours en un jour pour certains. Beaucoup voient leur chance se réduire. Selon Oumarou TOÉ, DG de l’agence générale de recrutement de l’Etat (AGRE), qui a procédé au lancement officiel des épreuves écrites au lycée technique Aboubacar Sangoulé LAMIZANA, « cette innovation s’inscrit dans l’optique de rationaliser le temps organisationnel, en vue de diligenter les résultats dans les plus brefs délais, afin que les écoles et centres de formations effectuent la rentrée à bonne date ».

Des millions de candidatures pour peu de places

Pour cette année, 2 106 962 candidatures ont été enregistrées pour 6 069 postes à pouvoir à travers les 92 concours ouverts. A noter que pour 10 concours, les épreuves seront administrés en ligne dans le centre unique de Ouagadougou.

Idrissa SIRI