Cette immersion dans le monde des médias au féminin nous a permis de rencontrer des femmes formidables qui se sont battues et qui se battent pour permettre à la jeune génération de pouvoir espérer grandir dans ce métier ; en témoigne, Jeanne Coulibaly. Aujourd’hui le nombre très élevé de femmes dans les médias, aussi bien dans l’audiovisuel que dans la presse écrite et en ligne. Allons à la découverte, de manière plus élargie, de celles qui se sont exprimées dans cette tribune que nous leur avons offerte.


Jeanne Coulibaly est une ancienne journaliste de la RTB. Elle a exercé son métier pendant 33 ans. Pour elle, le journalisme n’était pas sa voie de prédilection. A la base, elle voulait être avocate. Mais, par la force des choses, elle a été contrainte de faire du journalisme. Elle n’a pas manqué de dire que les deux métiers se côtoient car il faut beaucoup s’exprimer.

« On ne fait pas du journalisme par faute de mieux ! »

Jeanne Coulibaly a su tenir tête face aux adversités et elle s’est battue corps et âme pour avoir sa place. Malgré les difficultés, elle trouvait la force de continuer car, elle avait des personnes qui l’appréciaient positivement, ce qui la motivait davantage.

« Ce ne sont pas les compliments qui manquaient, surtout quand je présentais. Il y avait la boite postale de la télévision, chaque semaine, c’était des piles de lettres qui étaient plus dans l’appréciation positive. C’est justement ça qui fait le charme de notre métier. Vous travaillez et vous constatez que y a des gens qui vous surveillent à côté, comme du lait sur le feu » a-t-elle fait savoir.

« Il faut qu’à travers votre tenue, on puisse vous respecter. »

Jeanne Coulibaly ne s’est pas empêchée de prodiguer de conseils avisés : « le conseil que j’ai à donner à mes enfants, c’est de rester focus sur leur métier ; il ne faut pas y aller en vous disant que c’est faute de mieux que je vais aller faire du journalisme. Le journalisme, c’est un noble métier. Ne dit-on pas que c’est le quatrième pouvoir ? Le quatrième pouvoir, on le détient ; à nous de savoir l’exercer avec dignité. En tant que femme, quand vous devez aller sur le terrain, habillez-vous décemment. Il faut qu’à travers votre tenue, on puisse vous respecter ». Mais, insista-t-elle, « ne vous mettez jamais dans la tête que je vais au journalisme par faute de mieux, non ! Si vous l’aimez, tant mieux vous irez loin. » En se référant au passé, sur le plan salarial, elle fait remarquer : « je me dis qu’actuellement, le journalisme peut faire vivre son homme ; avant ce n’était pas le cas » et, conclut-elle, « les TIC sont venues révolutionner le monde, à vous aussi de ne pas rester à la traine. »

La Rédaction