La Zone d’activités commerciales et administratives (Zaca) de Ouagadougou accueillera le futur siège de Moov Africa, l’Office national des télécommunications (Onatel-SA). Sur une superficie de 7 000 m2, c’est un bâtiment R+5, extensible à R+7, qui verra le jour dans le délai maximal de 26 mois. Ce projet d’environ 9 milliards de FCFA est « un acte fort » de Moov Africa salué par les autorités gouvernementales, traditionnelles et communales qui ont assisté et procédé à la pose de la première pierre ce mardi 3 février 2026.


« Cette première pierre symbolise le socle sur lequel nous construirons ensemble l’opérateur de télécommunication de référence, moderne, performant et pleinement engagé dans la transformation digitale dans notre pays », a laissé entendre Mohamed Karim, Directeur général de Moov Africa Burkina. Témoignant sa gratitude au gouvernement qui, à travers « le leadership éclairé » du Chef de l’État, démontre l’importance que les autorités accordent « aux infrastructures structurantes dans le pays ».
Outre la consolidation des capacités institutionnelles de Onatel-SA et la modernisation du secteur des communications, la réalisation de ce siège renforce le développement des infrastructures et participe à l’effectivité de la souveraineté numérique du pays.
Une réponse à l’appel du Chef de l’Etat
Ce projet est un chantier d’envergure qui a reçu les encouragements du gouvernement représenté Dr Aminata Zerbo/Sabané, ministre de la transition digitale, des postes et des communications électroniques. Dans son allocution livrée par délégation du Premier ministre, ce dernier voit en ce projet « un acte de foi en l’avenir de notre pays et au rayonnement de notre capitale ». Participant activement au dynamisme socio-économique du Burkina Faso, Moov Africa répond aux obligations à la loi du 29 décembre 2025 demandant aux entreprises avec un chiffre d’affaires supérieur à 6 milliards, d’ériger un siège national.

Pour la ministre Sabané, en franchissant ce pas, Moov démontre « son attachement au développement de notre pays, son ancrage durable dans le paysage numérique de notre pays et son ambition d’être une entreprise moderne qui va contribuer aux ambitions du gouvernement en matière de transformation numérique ».
Si, d’une part, le Chef de l’exécutif considère que « l’investissement de 9 milliards constitue un signal fort et témoigne de la stabilité de l’entreprise et de la confiance placée dans notre pays », il exhorte, d’autres part, les entreprises de la même envergure à suivre l’exemple de Moov Africa.
Un siège innovant et ultra moderne pour la performance
Alliant vitrerie, bois et fer, le projet respectera les normes environnementales les plus strictes, grâce à l’utilisation d’énergies renouvelables notamment, et globalement, à la gestion intelligente des ressources énergétiques. Assumant ainsi sa responsabilité écologique, Moov Africa veut anticiper sur les défis futurs en faisant de ce bâtiment un espace intégrant les dernières avancées en matière de connectivité ultra-rapide.




Entre transparence et fluidité des échanges, le futur siège sera « un lieu d’innovation, de dialogue social exemplaire et de création de la valeur durable pour le Burkina Faso ». C’est du moins le vœu exprimé par Mohamed Karim pour qui ce siège vise aussi à « raffermir l’image de modernité et d’excellence » de Moov Africa, et à offrir au personnel « des conditions de travail exemplaires propices à la performance, à l’innovation et à l’épanouissement professionnel ».
Le Président du Conseil d’Administration de Moov Africa, quant à lui, précise que cet ambitieux projet fait partie de leurs préoccupations depuis quelques années. Ragnang-newindé Isidore Tiemtoré, rappelant que depuis sa création l’Onatel est sur ses anciennes installation, se réjouit de ce lancement des travaux.
C’est dans ce sens que le DG y voit « une étape majeure » dans l’histoire de l’opérateur national de télécommunication qui « traduit une vision claire, assumée et résolument tournée vers l’avenir ».
La Rédaction